Timbre "Biodiversité - Addax" sur FDC d'Algérie
L'addax ou antilope à nez tacheté (Addax nasomaculatus) est une espèce endémique de l'Afrique, quasiment éteinte à l'état sauvage et qui vivait dans plusieurs différentes régions isolées du Sahara. C'est l'antilope la plus adaptée aux déserts car elle est capable de s'adapter et d'habiter dans des endroits extrêmement arides.
Il ne subsiste aujourd'hui que quelques populations isolées en Algérie, au Tchad et au Niger. La survie de l'espèce repose sur les programmes de conservation et de réintroduction auxquels participent plusieurs parcs, en Europe et en France en particulier.
Le 23 mai 2026, la poste algérienne a mis en circulation, en collaboration avec le ministère de l'environnement et de la qualité de la vie, un timbre consacré à la biodiversité et à l'addax en particulier.
Ce timbre (40 DZD), montrant une femelle allaitant son petit, a été utilisé en 2 exemplaires sur la lettre ci-dessous envoyée depuis Jijel, avec TAD Premier Jour. Merci beaucoup Zine !
The addax, or screwhorn antelope (Addax nasomaculatus), is a species endemic to Africa; once found across various isolated regions of the Sahara, it is now virtually extinct in the wild. It is the antelope best adapted to desert environments, capable of thriving in extremely arid areas.
Today, only a few isolated populations remain in Algeria, Chad, and Niger. The species' survival depends on conservation and reintroduction programs involving various parks, particularly in Europe and France.
On May 23, 2026, the Algerian Post, in collaboration with the Ministry of the Environment and Quality of Life, issued a stamp dedicated to biodiversity, specifically featuring the addax.
Two copies of this stamp (40 DZD), which depicts a female nursing her calf, have been used on the cover below, sent from Jijel with First Day of Issue postmark. Many thanks, Zine!
Les addax vivent en petits troupeaux d'une dizaine d’individus des deux sexes, dirigés par le mâle le plus âgé. Nomades, ils parcourent de longues distances dans le désert à la recherche de nourriture.
Guidés par un odorat très développé, ils perçoivent de très loin la moindre pluie. Par très forte chaleur, l'addax se repose dans des cuvettes qu'il creuse pour s'abriter du soleil et des violentes tempêtes de sable et s'active la nuit.
L'addax, en danger critique d'extinction, se reconnaît aux longues cornes spiralées pouvant mesurer jusqu'à 1 mètre que portent mâles et femelles, et à sa "frange" de poils sombres sur le front.
Un conduit nasal qui agit comme refroidisseur et une température interne variable protègent son cerveau contre les fortes chaleurs et une urine très concentrée limite la perte d'eau. L'addax peut ainsi se passer de boire pendant des mois : la rosée et l'eau contenues dans les végétaux lui suffisent. Bien adapté à la vie dans le désert, il a des sabots courts et larges qui lui évitent de s'enfoncer dans le sable. Son pelage blanc le protège de la réflexion du soleil et devient plus gris-brun en hiver.
Des représentations d'addax dans des tombeaux égyptiens montrent qu'il était domestiqué 2500 ans avant J.-C.
Avec moins de 500 individus dans la nature, sa survie dépend des actions actuelles de conservation. La chasse excessive reste la cause la plus importante de la disparition de l'addax ; la sécheresse et les pressions sur l'habitat aggravent la situation.
Addax live in small herds of about ten individuals of both sexes, led by the oldest male. Nomadic by nature, they roam vast distances across the desert in search of food.
Guided by a keen sense of smell, they can detect even the slightest rainfall from a great distance. During periods of intense heat, the addax rests in shallow depressions it digs to shelter itself from the sun and fierce sandstorms, becoming active at night.
Critically endangered, the addax is distinguished by the long, spiraled horns, measuring up to one meter, borne by both males and females, as well as by a "fringe" of dark hair on its forehead.
A nasal passage acting as a cooling mechanism and a variable internal body temperature protect its brain from extreme heat, while highly concentrated urine minimizes water loss. Consequently, the addax can go months without drinking; the dew and moisture found in the vegetation it eats are sufficient. Well-adapted to desert life, it has short, broad hooves that prevent it from sinking into the sand. Its white coat protects it from reflected sunlight, shifting to a grayish-brown hue in winter.
Depictions of the addax in Egyptian tombs indicate that the species was domesticated as early as 2500 BC.
With fewer than 500 individuals remaining in the wild, its survival hinges on current conservation efforts. Excessive hunting remains the primary cause of the addax's decline, while drought and habitat pressures further exacerbate the situation.

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