mercredi 16 septembre 2026

"Great Poets" joint souvenir sheet with Türkiye, on cover from Azerbaijan

Bloc-feuillet "Grands poètes", commun avec la Turquie, sur lettre d'Azerbaïdjan 

En ordre dispersé, le 10 juin 2026 pour la Turquie et le 21 juillet 2026 pour l'Azerbaïdjan, les administrations postales des 2 pays ont mis en circulation un bloc-feuillet commun (2 timbres) afin de marquer l'excellence de leurs relations actuelles, illustrant en particulier deux grands poètes du 12ème et 13ème siècle, Khaqani Shirvani et Yunus Emre.
La version azerbaïdjanaise de ce bloc-feuillet (2 x 1 AZN, auteur inconnu, tirage inconnu) a été utilisée sur la lettre ci-dessous envoyée le 6 août 2026 depuis Bakou, la capitale. Merci beaucoup Mahir ! 
L'œuvre de Khaqani Shirvani (v. 1126-1199), l'un des plus grands maîtres de la poésie persane classique, se distingue par sa complexité intellectuelle, son style virtuose et son ton profondément ancré dans la critique politique et la souffrance personnelle.
Ses textes intègrent une multitude d'allusions à l'astronomie, la médecine, la théologie et la philosophie, rendant son style volontairement hermétique et complexe. Contrairement à d'autres poètes de cour traditionnels, Khaqani Shirvani a utilisé l'art de l'éloge pour critiquer les dirigeants et revendiquer une forme d'indépendance morale. 
On separate dates—June 10, 2026, for Türkiye and July 21, 2026, for Azerbaijan—the postal administrations of both countries issued a joint souvenir sheet (containing two stamps) to celebrate their excellent current relations, specifically featuring two great poets of the 12th and 13th centuries: Khaqani Shirvani and Yunus Emre.
The Azerbaijani version of this souvenir sheet (2 x 1 AZN; unknown designer and print run) was used on the cover below, sent on August 6, 2026, from the capital, Baku. Many thanks, Mahir!
The work of Khaqani Shirvani (c. 1126–1199)—one of the greatest masters of classical Persian poetry—is distinguished by its intellectual complexity, virtuosic style, and a tone deeply rooted in political critique and personal suffering.
His texts incorporate a multitude of allusions to astronomy, medicine, theology, and philosophy, rendering his style intentionally complex and obscure. Unlike other traditional court poets, Khaqani Shirvani used the art of panegyric to criticize rulers and assert a form of moral independence.  

Parmi ses œuvres principales, les Habsiyyat (Poèmes de prison), écrits lors de son incarcération consécutive à des conflits avec son mécène, exprimant de manière poignante la mélancolie, la solitude et la résilience face à l'injustice et la Qasida chrétienne, une ode célèbre influencée par les origines de sa mère, remarquable pour son inclusion d'imagerie et de symbolisme chrétiens au sein de la poésie islamique médiévale. 
L'autre timbre ci-dessus à droite est consacré à Yunus Emre (1240-1320), grand poète et mystique soufi, pilier de la littérature et de la spiritualité de l'Anatolie.
Contrairement à ses contemporains qui écrivaient en persan ou en arabe, il choisit d'écrire en turc populaire, rendant sa poésie accessible à tous. Il est souvent comparé à Dante pour son rôle dans l'élévation de sa langue maternelle au rang de langue littéraire.
Ses textes chantent l'amour de Dieu, la fraternité entre les humains, la tolérance et la paix. Sa poésie combat les passions destructrices (l'orgueil, l'avarice, la jalousie) et invite à un travail constant sur soi pour s'approcher de l'essence divine. 
Parmi ses grandes œuvres : le Diwan, un grand recueil d'environ 300 poèmes spirituels et hymnes mystiques (ilâhî) qui expriment la quête de l'absolu et l'extase de l'amour divin et le Risâletü’n-Nushiyye (Le Petit Livre des Conseils), un long poème didactique de jeunesse portant sur l'éthique, la sagesse intérieure et la purification de l'âme.
A noter sur ces 2 timbres, la mention inhabituelle "République d'Azebaïdjan" au lieu de "Azerbaïdjan" d'habitude...
Among his major works are the *Habsiyyat* (Prison Poetry)—written during his imprisonment following conflicts with his patron, and poignantly expressing melancholy, solitude, and resilience in the face of injustice—and the "Christian *Qasida*," a famous ode influenced by his mother's background, notable for incorporating Christian imagery and symbolism into medieval Islamic poetry.
The other stamp (top right) is dedicated to Yunus Emre (1240–1320), a great poet and Sufi mystic who was a pillar of Anatolian literature and spirituality.
Unlike his contemporaries, who wrote in Persian or Arabic, he chose to write in the vernacular Turkish spoken by the people, making his poetry accessible to all. He is often compared to Dante for the role he played in elevating his mother tongue to the status of a literary language.
His writings celebrate the love of God, human brotherhood, tolerance, and peace. His poetry combats destructive passions—such as pride, greed, and jealousy—and encourages constant self-improvement in order to draw closer to the divine essence.
His major works include the *Diwan*, a vast collection of around 300 spiritual poems and mystical hymns (*ilâhî*) that express the quest for the Absolute and the ecstasy of divine love; and the *Risâletü’n-Nushiyye* (The Little Book of Counsel), a long didactic poem from his youth that focuses on ethics, inner wisdom, and the purification of the soul.

Note the unusual wording "Republic of Azebaijan" on these two stamps, instead of the usual "Azerbaijan"...  

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