Bloc-feuillet "Histoire de France - Accords de Matignon (1936)" sur FDC de France
La poste française a mis en circulation, le 15 juin 2026 (vente générale), le 15ème bloc-feuillet de
sa série intitulée "Les grandes heures de l'histoire de France",
consacré cette année au 90ème anniversaire de la signature des Accords de Matignon (1936).
La vente anticipée de ce nouveau bloc-feuillet (tirage : 200000), créé et gravé par l'artiste-graveur Nicolas Bical (né en 1989), avait lieu le 11 juin 2026 dans le cadre du Salon Philatélique ParisPhilex 2026 organisé à
Paris
du 11 au 14 juin 2026.
Ce bloc-feuillet, composé de 2 timbres (4,85€ chacun), figure sur le pli
Premier Jour ci-dessous avec
TAD de Paris (conçu par Nicolas Bical) représentant la façade de l'Hôtel de Matignon, résidence actuelle du Premier Ministre à Paris, où ces Accords historiques ont été signés dans la nuit du 7 au 8 juin 1936, sous l'arbitrage du gouvernement de Léon Blum, entre la CGT (syndicat des salariés) et le patronat.
Dans le contexte de la victoire du Front populaire (partis de gauche) lors des élections législatives en mai 1936, un immense mouvement de grèves avec occupation d'usines se répand partout en France pour pousser le gouvernement à agir. Affolé par l'occupation des lieux, le patronat accepte alors de négocier directement avec les syndicats.
On June 15, 2026 (general sale), the French Post has put into circulation the 15th souvenir sheet in its series entitled "Les grandes heures de l'histoire de France" ("Great Moments in French History") dedicated this year to the 90th anniversary of the signing of the Matignon Agreements (1936).
The preview sale of this new souvenir sheet (print run: 200,000)—designed and engraved by artist-engraver Nicolas Bical (born in 1989)—took place on June 11, 2026, at the ParisPhilex 2026 philatelic exhibition, held in Paris from June 11 to 14, 2026.
This souvenir sheet, comprising two stamps (€4.85 each), was used on the First Day Cover below. It features a First Day postmark (designed by Nicolas Bical) depicting the façade of the Hôtel de Matignon—the current residence of the Prime Minister in Paris. It was here that these historic agreements were signed during the night of June 7–8, 1936, under the mediation of Léon Blum's government, between the CGT (a labor union) and employers' representatives.
Following the Popular Front's (left-wing parties) victory in the May 1936 legislative elections, a massive wave of strikes involving factory occupations swept across France, pressuring the government to take action. Alarmed by the occupations, employers agreed to negotiate directly with the unions.
Ces accords comportent une augmentation générale des salaires de 7% à 15%, en particulier pour les plus faibles, la reconnaissance totale de la liberté syndicale et l'interdiction pour le patronat de discriminer un salarié selon qu'il est syndiqué ou non, la création de délégués élus dans les entreprises de plus de 10 salariés pour porter les réclamations ainsi qu'un engagement des syndicats à faire évacuer les usines et la promesse patronale de ne prendre aucune sanction pour faits de grève.
Bien qu'ils ne contiennent pas directement les célèbres lois sur les congés payés et la semaine de 40 heures, ces Accords de Matignon ouvrent la voie à leur vote rapide par le Parlement quelques jours plus tard.
Le timbre à gauche ainsi que le fond du bloc-feuillet ont été conçus à partir d'une photographie montrant Léon Blum lors de la manifestation du 24 mai 1936 au Mur des Fédérés (cimetière du Père-Lachaise à Paris, symbole de la lutte pour la liberté, la nation et les idéaux des communards) qui a rassemblé 600000 personnes.
Cette journée a accéléré la généralisation des grèves ouvrières dans la métallurgie parisienne et le reste du pays, menant directement à ces Accords de Matignon et aux grandes réformes sociales du Front populaire.
L'autre timbre du bloc-feuillet illustre ces français (un couple en vélo ici) qui ont pu profiter de ces Accords de Matignon pour partir en vacances.
These agreements included a general wage increase of 7% to 15%—particularly for the lowest earners—full recognition of trade union freedom and a ban on employers discriminating against workers based on union membership, the creation of elected workplace representatives in companies with more than ten employees to voice grievances, and a union commitment to clear the factories alongside an employer pledge not to impose sanctions for strike actions.
Although they did not directly contain the famous laws on paid leave and the 40-hour workweek, the Matignon Agreements paved the way for their rapid passage by Parliament just days later.
The stamp on the left and the background of the souvenir sheet were designed using a photograph of Léon Blum at the demonstration held on May 24, 1936, at the *Mur des Fédérés* (Wall of the Federates)—located in Paris's Père Lachaise Cemetery and a symbol of the struggle for liberty, the nation, and the ideals of the Communards—which drew a crowd of 600,000 people.
That day accelerated the spread of workers' strikes across the Parisian metalworking industry and the rest of the country, leading directly to these Matignon Agreements and the major social reforms of the Popular Front.
The other stamp on the souvenir sheet depicts French people—in this case, a couple on bicycles—who were able to take advantage of the Matignon Agreements to go on vacation.

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